Réveil un peu avant 7h, encore une fois, grâce au soleil. Je comptais sur mon téléphone pour avoir l'heure, mais depuis que j'ai laissé ma carte SIM à Paris, il reste bloqué, attendant une carte
correcte... Peut-être aujourd'hui ?
Au fait, voici ma chambre
, j'évite de trop y rester.
Une fois levé, rasé, et tout, je suis allé faire un tour sur la terrasse, avec Ken Follett en poche. Là j'ai vu le soleil se lever peu à peu au dessus de la ville. C'est sympa. J'ai aussi vu que,
sur l'église d'en face il y avait l'heure. 7h15 ! C'est tôt. Comme à travers la baie vitrée ça cogne trop, je descends à la salle télé. Bon, avec les trois personnes déjà présentes je regarde un
peu la télévision australienne. C'est une sorte de télé-matin. A la météo ils prévoient de l'orage sur Melbourne, et une température de 30°C pour la journée. J'ai surtout compris grâce aux petits
messages défilants, parce que je suis passé à côté de tout le blabla des commentateurs. En tout cas, il fait toujours lourd, même dès le matin. Je me lance dans un nouveau chapitre, avant de
repasser par la chambre.
Tout le monde dort encore, mais j'en profite pour y échanger mes affaires de toilette (que j'ai promenées depuis que je suis sorti) et mon bouquin contre mon sac à dos, et mes baskets Oui, mes
sandalettes me brulent les pieds ; un début d'ampoule devant chaque talon.... tant pis, je ressors les chaussures et les chaussettes.
En repassant devant l'accueil je m'inscris pour la visite du marché à 10h30, on verra bien ce que ça donne. En attendant l'heure du rendez-vous, je reste dans la salle du bas, à rédiger le texte
de la journée d'hier, et commencer celle d'aujourd'hui.
Je rédige ma première carte postale, que je posterai tout à l'heure
A l'heure dite, je me présente devant l'accueil. Personne ne bouge, pas d'attroupement rien.... j'attends un peu, toujours rien. Peut-être que je n'ai pas bien compris l'horaire (c'est toujours
envisageable). Mais à 10h38, une jeune fille quitte le comptoir et passe de notre côté, en demandant quelque chose. Je ne comprends pas tout, mais comme dans sa phrase j'entends le mot 'market',
je me dis que ça doit être pour moi. Deux autres filles aussi charmantes répondent à l'invitation. C'était bien ça. Nous voici donc partis tous les quatre, faire le marché. Personne ne se
connait, alors en chemin, la discussion est animée par Emma, la demoiselle de l'accueil. On se présente, on dit d'où on vient, et combien de temps on reste. Pour ma part j'ai fait très court. Je
n'ai pas tout compris du reste de leurs réponses.... mais en gros les deux autres (une allemande et une anglaise) repartent à la fin de la semaine. Emma fait la permanence à l'auberge comme job
d'été, pour payer ses études de mode. Ha oui parce que selon elle (et les deux autres ont acquiescé), Melbourne est LA ville idéale pour la mode. Super. Enfin, y'a pas que la mode, y'a le shoping
aussi [Nadège, c'est fait pour toi !]
On arrive au marché après un brin d'historique intéressant, et rapide. Dans un premier temps, on arrive sous un toit très grand, et plein de charme. Beaucoup de fruits principalement exotiques,
de légumes, toutes sortes de couleurs, c'est très joli. Tiens, j'aurais pu prendre une photo... Comme quand je fais le marché en France, je ne sais jamais quoi choisir, et ben là, c'est pareil ;
en plus les noms des produits ne me parlent vraiment pas. Dans l'ensemble je trouve ça assez cher. On passe devant les stands des marchands de babioles (locales ou non), puis les vêtements. De
l'autre côté de la rue, dans un vrai marché couvert se trouve la viande, le poisson, le pain... les trucs préparés.
On discute un peu, mais rapidement je décroche. A un moment j'ai essayé d'expliquer à Emma où j'habitais, parce qu'elle a insisté... Bon, Paris ça va, ensuite l'ouest, la Bretagne, la vendée...
les Sables d'Olonne ? le vendée Globe ? Bref, tout ça s'est terminé par un très poli 'Nice' et puis son attention a été attirée par un marchand de fraises. Car voilà, en fait, elle faisait
vraiment son marché, pour elle, en nous expliquant certaines choses au passage.
Finalement, après concertation avec nous (surtout avec les filles puisque je n'ai rien compris avant que tout soit terminé) elle achète un pain turc (très aéré) et de la purée d'Olive en
morceaux, avec de l'huile (comment ça s'appelle cette chose déjà ?) puis on s'installe sur une petite table, dans une rue juste derrière le marché couvert, et on goûte. Il est pas loin de 11h,
c'est cool. Au départ je pensais qu'on allait finir cet énorme pain, mais j'ai compris que non quand elle l'a rapidement remis dans son sac après que je me sois resservi. Oui mais la première
fois j'en avais pris qu'un petit peu ; et c'est bon.
Au moment de rentrer, elle nous indique un arrêt de bus gratuit qui fait un circuit commenté... idéal pour les touristes. Emma retourne à l'auberge, mais nous si on veut, on peut en profiter pour
aller en ville. Les filles me demandent ce que je fais, et je réponds que, je préfère prendre le bus. En attendant qu'il arrive, elles choisissent la destination : les jardins de la reine , le
truc que j'ai fait hier. Bon, tant pis, maintenant qu'elles sont d'accord je ne vais pas tout changer ... je leur dis juste que je l'ai déjà fait, et que du coup, je préfère descendre avant, et
flâner dans le centre ville. Je ne suis pas certain qu'elles avaient bien compris, mais je suis sorti du bus avant elles.
Là j'ai traîné sur les quais, très jolis, bel endroit pour une promenade.
Ensuite je me suis dirigé vers l'est de la ville, je voulais aller voir le Melbourne cricket ground, un grand stade plus en périphérie.
En passant devant la seconde partie du NGV : le NGV Australia, consacré uniquement à l'australie, je m'arrête et je fais le tour. En remontant vers une
esplanade, je m'aperçois que les gens sont comme sur la plage, dans des transats, sous des parasols qui, après observation n'appartiennent à aucun bar, ou assis par terre, en train de bouquiner,
ou surfer sur des ordinateurs portatifs. Du coup j'en profite je m'installe et je publie ma journée d'hier, je traite mes e-mails, et tout et tout. J'en profite même pour faire ma demande de TFN
: numéro de travailleur. Ils me l'enverront d'ici 28 jours... mais où serai-je d'ici là . Je donne l'adresse de l'auberge, j'espère qu'on pourra s'arranger, à moins que je trouve quelqu'un
d'autre.
Au moment de repartir, je me rappelle que les banques ferment tôt... il est 15h passées, je me décide à y aller maintenant.
Je choisis la Commonwealth. Le banquier a été très compréhensif. Il m'a fait plusieurs explications avec des petits dessins, ou des tableaux pour m'expliquer les avantages / différences
entre les différents types de cartes. Bref, j'ai choisi la moins chère et la plus simple. Mais ça me coutera 2$ pour retirer de l'argent à un guichet (humain).
Après il a fallu que je donne l'adresse à laquelle la carte va être envoyée. Je pense d'abord à l'auberge, vu que c'est ma seule adresse fixe ici, mais la carte ne sera pas disponible avant mardi
prochain. Mince, moi qui quitte l'auberge le lundi ! On évoque la possibilité que j'aille la retirer dans un autre bureau de banque, par exemple à Sidney, vu que je lui ai dit que ça serait ma
prochaine grande étape... mais quand ? En fin de compte, je viendrai la chercher dans cette agence, même si je dois prolonger mon séjour sur Melbourne un jour ou deux. La carte c'est l'argent, et
l'argent c'est ce qui fait avancer le voyage ; donc pas question de partir sans.
Ensuite, moment comique, il a fallu que j'approvisionne mon compte. Il me dit 5$. C'est cool, je fouille dans mon porte-feuilles, mais j'ai pas 5$ alors, grand seigneur, je lui tends un billet de
20$. Comme il refuse, je m'étonne. Un banquier qui ne prend pas d'argent ? Peut-être lui faut-il exactement la somme ? Je le requestionne, pas mieux... finalement, il prend un stylo... il me faut
500$ Hahaha, la bonne blague. Je ne les ai pas sur moi. Evidement, ma carte française refuse de fonctionner maintenant (serai-je à découvert sur ce compte ?) et pour finir, je lui dis que je
ferai un virement par internet, et que l'argent sera déposé demain.
Je sors, et retourne sur la place avec le wi-fi public où, sur les dernières charges de la batterie, j'écris à mon banquier de faire le transfert en urgence. A voir demain...
Mais en fait, en sortant, grosse grosse averse. Surviennent des éclairs, et voilà l'orage annoncé ce matin.


Impressionnant. C'est très fort. L'eau ça mouille, et ça rafraichit, ce qui n'est pas désagréable, vu la chaleur.
Pour le NGV, il est trop tard pour s'attarder. Je parcours une frise sur l'Australie, de l'origine à nos jours. Il ne bruine plus qu'un petit peu quand je décide de rependre la route vers le
stade. Cap plein Est !
C'est loin et pas très vivant une fois arrivé.... peut-être à cause des grandes vacances. Je prends quelques photos, un instant leur logo me fait penser à l'OM, alors voilà pour les amateurs...
Ensuite, je remonte par des rues plus résidentielles. Toujours propres, et agréables. Vraiment rien d'oppressant.
Voilà un panneau typique australien, avec la couleur, la forme, et le sens, limpide.
Je passe par un nouveau parc, le Fritzroy garden.
Avec la végétation inhabituelle (pour moi) l'humidité et la chaleur, j'ai parfois l'impression d'être dans une jungle tropicale. (sur un petit sentier bien aménagé quand même). Cette fois encore,
à part des oiseaux, je ne vois aucun autre animal. La pluie a dû leur faire peur. Même pas un petit opossum malgré tous les panneaux indiquant qu'il est interdit de les nourrir.
Là, ça bouge un... non un oiseau commun.
Je repasse par le centre ville, cette fois, la pluie qui vient de reprendre ne m'amuse plus, la chemisette me colle, j'ai hâte de rentrer. Une jolie eglise.
Visite d'un magasin multimédia, pour voir. Beaucoup de CD de variété internationale. Le seul français que j'ai trouvé est André Rieu « Live at Sidney 2009 ». J'ai préféré ressortir, et
regarder un extrait de concert d'AC/DC en vitrine. [On m'apprendra dans le commentaires qu'en fait il est néerlandais]
Avant d'arriver à l'auberge je passe au supermarché du coin pour me procurer des céréales pour le petit déjeuner, du lait, et du pain de mie, ça sert toujours. 10,04$ (quand même !) Comme je n'ai
pas vraiment compris le prix, je sors un billet de 10. Et je me penche par dessus l'écran du caissier pour vérifier. Alors que je fouille pour trouver les 4 centimes manquants, il me dit que
c'est bon, et ça fait l'affaire. Sympa les autraliens. Je crois surtout qu'ils n'aiment pas se compliquer la vie, ni s'encombrer de monnaie.
Je rentre, je me douche, je mange des pâtes entouré d'italiens qui mangent.... du poulet ananas (n'importe quoi !) ; mais, fatigué, je ne fais plus d'effort pour discuter.
Passage par la salle télé où il y a du foot, puis je m'installe sur mon lit, avec un film, en français, sur mon mini PC : Simone (avec Al Pacino, où il est réalisateur de film et il crée une
actrice virtuelle que tout le monde adore, sans avouer qu'elle est virtuelle). Ca passe.
Et je dors.