C'est Jens qui me réveille, vers les 6h30, et après un petit déj' complet, j'affronte l'humidité extérieure en accompagnant Mayumi qui va collecter les oeufs des poules. C'est sympa à faire.
Ensuite je commence à récolter quelques herbes. Mais la préparation de commandes n'étant pas affichée, on ne sait pas exactement ce qu'il faut préparer. Mais en se basant sur les habitudes,
certaines arrivent à faire des prévisions. D'autan plus important qu'aujourd'hui Anna ne travaille pas. Le début de pluie s'est presque aussitôt arrêté. Mais le sol est tellement humide qu'on ne
peut pas désherber, alors on se retrouve presque tous dans le garage, à défaire les gousses d'ail. On passe un bon moment. Dans la conversation j'arrive à glisser que j'aimerai faire une chanson
en anglais, et j'aurai besoin d'aide.... l'idée reçoit un accueil assez favorable. A continuer. Mais je pars dans quatre jours... ça s'enchaine si vite. Pour le midi, on fini les restes, puis on
souffle un peu. Jens propose d'aller en ville, pour internet, mais comme c'est l'ANZAC Day (commémoration militaire pour la paix), tout est fermé. Ca veut donc dire, rester à Mac Donald pendant 3
heures.... bof, je préfère aller visiter la -fameuse- réserve. Je propose à Mayumi de venir avec moi, et elle accepte. Sarah,
Fiona et Melanie se sont changées et apprêtées car elle profitent du voyage de Jens. Mais en fait, le van de se dernier refuse de démarrer (aussi un problème de batterie) alors Melanie prend sa
voiture (à elle et Fiona). Il va être 16h, il ne faut pas trop trainer si on veut profiter du soleil – et rentrer avant la nuit, bien pour ma voiture, et bien pour Mayumi qui doit nourrir les
poules. En route, le tableau de bord se fige à 80km/h, tous les indicateurs passent à zéro (essence, huile, ..) ça craint du boudin, alors je prends le chemin du retour. Fichue réserve ! Je
pensais pourtant avoir encore largement de quoi faire... La route vallonnée (c'est pas des blagues, y'a des sacrées descentes) ralenti tellement la voiture en montée qu'on fini par caler, en
entamant une nouvelle côte. Enfin le coup de la panne avec une japonaise ! Non, c'est une mauvaise blague... mais ça réaction m'a bien fait rire : entre énervée, surprise, paniquée. Pour ma part,
j'essayais de la jouer zen. Alors qu'on s'apprêtait à terminer les quatre kilomètres restant à pieds dans le froid, je stoppe les voitures qui passent.
Le premier ne peut rien pour la batterie, mais il m'aide à mieux me garer, le plus prêt possible du fossé. Le second nous déposera chez Anna. Ils sont sympa ces australiens. Je dérange donc Anna
pendant son jour de repos (pas cool), elle prépare des papiers dans son bureau. Les câbles sont toujours dans son coffre, on part aussitôt. Trente minutes plus tard, après avoir eu besoin d'un
redémarrage juste devant le portail, On est tous au chaud, devant la cuisinière à bois.
Je m'excuse encore une fois auprès de Mayumi pour la sortie ratée, et je remercie encore Anna. Je rencontre enfin Michael, le fils d'Anna, qui travaille dans une cave à vin (si j'ai bien tout compris). Il passera la soirée avec nous, et il dormira dans la salle télé.
Les autres sont rentrés, on essaie de jouer à la dame de pique, Mais sur les quatre joueurs (Sarah, Jens, Mayumi et moi) nous ne sommes que Sarah et moi à savoir jouer. Donc explication des règles en aglais, et plusieurs parties en jeu ouvert. Et puis on passe à table ! Michael a apporté une bouteille de vin (1,5L)produit ici, appellation 'Cabernet' qui passe plutôt bien, moi qui n'aime pas le vin rouge, je ne le trouve pas trop aigre, j'en reprendrai presque, avec le roast-beef (archicuit !) et les petits légumes : oignon, riz, brocolis, patates douces. J'ai beaucoup de mal à suivre la discussion, car l'irlandais est aussi difficile à comprendre que l'australien de Michael. Dommage.
Je termine la soirée à mettre à jour mes textes sur l'ordi, jusqu'à une heure du mat. Puis je regagne mon lit dans la caravane.